Faciliter la mobilité de
tous les Mayennais.

 

 

 

PLU DE MAYENNE.

 

Dans le cadre de l'étude PLU initiée sur la ville de Mayenne, notre association a constitué un groupe de travail et de réflexions : les propositions et réflexions de l’association ont été remises à la ville de Mayenne en mars 2005


PROCEDURE ET CONTENU :

Le SCOT et le PLU constituent la définition d'un véritable projet de vie commune pour les 2 décennies à venir. Si l'on s'en tient à la définition du mot enjeu, c'est à dire "ce que l'on peut gagner ou perdre dans une entreprise", il nous semble indispensable que soient, sur chaque problème important soulevé, proposées plusieurs hypothèses, projections, auxquelles seraient associés les contraintes et atouts intrinsèques. Autrement dit faire apparaître les bénéfices et les risques de chaque proposition. Ainsi sur chaque thème pourrait être proposés au moins 2 scénarii d'évolution de la ville : un scénario optimiste (si nous avions le pouvoir d'agir sans autre contrainte…), un scénario pessimiste (si nous laissons faire…). Nous pensons que ceci peut être le socle et l'outil utile et efficace d'implication et de débat du citoyen. Nous sommes convaincus également que la formulation de scénario permettrait, même à des personnes non initiées et sans à priori, de prendre part à la réflexion. Ne faisons pas l'économie de cette expertise citoyenne. Il appartiendra ensuite, bien évidemment aux élus de choisir les principales orientations. Nous esquissons ci-dessous quelques-unes de ces questions qui pourraient entrer dans ce cadre. Elles sont regroupées autour de 5 thèmes.

ESQUISSE DE QUELQUES SCENARII ET PROBLEMATIQUES

1. Positionnement de Mayenne.
2. Evolution et attentes de la population.
3. Logements.
4. Transport et mobilité.
5. Commerce, centre-ville - périphérie.


POSITIONNEMENT DE MAYENNE ?

Que sera Mayenne dans 20 ans ou/et que souhaite-t-on qu'elle devienne ? Il nous semble essentiel de réfléchir sur les évolutions possibles du territoire à 20 ans.

MAYENNE DANS 20 ANS ?

Ø  la Capitale de Haute Mayenne, la ville centre, le nœud routier entre Fougères, Laval, Alençon, Sablé, Caen : elle aura ainsi réussi à se constituer en pôle d'attraction majeur (unique ?) de ce territoire tant sur le plan commercial que des services que de l'économie. Elle aura dans ce cas su "exister FACE à l'agglomération Lavaloise " et su tirer parti des recompositions spatiales que l'encadrement urbain externe au Pays (Fougères, Alençon) doivent entraîner dans les années à venir . Elle aura aussi relevé tous les défis en matière de population, conservé ses grands pôles industriels en attirant de nouvelles entreprises, …


Ø  Une ville périphérique de l'agglomération Lavaloise telle que semble le penser un élu du Nord Mayenne : "Pour ma part je suis de plus en plus convaincu de l'intérêt de ce transport inter urbain. LAVAL/MAYENNE sera peut-être une seule agglo dans trente ans". A l'exemple de Chateaubriant qui a fait ce choix et qui connaît et va connaître dans les années à venir un développement probablement très important de son agglomération qu'elle doit absolument anticiper et accompagner.


Ø  Une situation à mi-chemin entre ces deux propositions ", penchant vers l'un des ces deux pôles, ou un positionnement plus complexe, mais lequel ?

Ø  Une ville à la campagne : En page 5 du diagnostic on notera la remarque suivante du cabinet qui n’a pas été reprise dans les enjeux du PLU : « La commune de Mayenne doit trouver un juste équilibre entre la croissance démographique accompagnée de l’extension de son urbanisation et la protection des espaces naturels et agricoles. ». Est-ce la tendance actuelle ? le caractère de « ville à la campagne » ne se réduit-il pas et surtout le caractère bocager de Mayenne est-il encore préservé ?

Faire l'économie de cette réflexion ou se réfugier dans une approche trop angélique ou fermée serait certainement commettre une grave faute d'appréciation :"Coopérations économiques et sociales entre le Pays de Haute Mayenne et ces entités urbaines de départements voisins constitueront donc une clef essentielle pour la vitalité du Pays de Haute Mayenne" . Est-ce que Mayenne fait sienne cette ambition dans ses relations avec Laval ou Mayenne considère-t-elle Laval comme une concurrente voire une adversaire face à qui il faut exister ?

 

EVOLUTION ET ATTENTES DE LA POPULATION ?

Toute chose étant égale par ailleurs, à l'examen des statistiques INSEE, c'est l'hypothèse "au fil de l'eau" qui s'impose soit une poursuite de la tendance enregistrée au cours de ces 25 dernières années.

soit un taux annuel de +0,14% (idem sur 1999-2004, contre +0,29% pour le département et +0,53 la CCPM) => soit 1.41% sur 10 ans = + 193 habitants.

Population estimée en 2015 :
13820 + 214 (au fil de l'eau) = 14.034

L’INSEE, dans une autre étude récente, qualifie la “ dynamique démographique ” de Mayenne “ d’irrégulière ou modérée ”. Dans une autre étude on peut lire : "En revanche pour le Nord et le Sud du département la population en 2030 serait inférieure à celle de 2000 du fait d’un solde naturel négatif" . Si l'on se réfère à ces données, l'hypothèse "au fil de l'eau" semble même surévaluée à 30 ans.

Pourtant c'est une hypothèse de croissance beaucoup plus favorable qui a été retenue. Ces estimations, dans la mesure où elles conditionnent les équipements futurs doivent faire l'objet de la plus grande attention. Le besoin quantitatif en logements variera, par exemple, ainsi de façon sensible suivant les hypothèses émises.


LOGEMENTS :

Besoins quantitatifs ?

·> Il nous apparaît important que soit précisé ce besoin de 100 logements par an compte tenu de l'évolution attendue de la population mais aussi de la composition des ménages :
- poursuite de la décohabitation (divorce, vieillissement) et donc de l'augmentation du nombre de ménages, et ce même à population constante ?
- ou, au contraire atteinte du plancher incompressible puisque :
- "Mayenne se caractérise [déjà] par des ménages en moyenne plus petits… " qu'ailleurs.
- arrivée d'une population plus jeune ?
- stabilisation du nombre moyen par ménage ? Celle-ci aurait des conséquences énormes sur les besoins puisque "sur les 746 logements construits entre 1990 et 1999, 79% ont été utilisés à des fins de décohabitation …"

-> "Niveau de récupération possible de logements anciens Quelle tendance pour la
et moyens à mobiliser pour y parvenir" ? prochaine décennie ?

"au fil de l'eau" + 214 habitants :

En reprenant le niveau "au fil de l'eau", hypothèse la plus réaliste, en considérant une stabilisation du nombre moyen d'occupants, et, même sans tenir compte de la récupération possible de logements anciens ni de la baisse de population annoncée par l'INSEE en 2030, on peut considérer, dans cette hypothèse, que le besoin annuel en production de logements ne dépasserait pas, au mieux, la quinzaine par an, y compris le renouvellement du parc ?

Etant donnée son importance et les effets directs et indirects, il nous apparaît essentiel que l'évaluation du besoin en consommation foncière pour les logements soient davantage explicitée.


Besoins qualitatifs :


L'objectif de "privilégier … des formes bâties qui répondent le plus aux attentes de la population" et "qui produisent un cadre de vie urbain, élaboré et pluriel" apparaît indiscutable. Reste à définir ces attentes de cette (ces) population(s) nouvelle(s), prévue(s) ou souhaitée(s) ? Le diagnostic pourtant très fourni sur ce thème du logement ne nous paraît pas donner de réponse explicite à cette question pourtant essentielle.

Tentons un raisonnement, beaucoup d'autres, faute de données objectives, pouvant être tenus : Pourquoi la variation de la population à la périphérie de Mayenne où "la proportion de grands logements est grande" est-elle nettement plus importante qu'à Mayenne ? Ne s'agit-il pas là d'une préférence pour un type de logement infirmant alors que les attentes sont surtout tournées vers de petits collectifs ou des maisons de ville ?

Faut-il se contenter d'extrapoler les tendances passées ou tenter par une politique volontariste d'en corriger certaines ?

Les questions du prix du terrain, de la fiscalité locale, de la localisation des zones, du cadre de vie (centre ville, zones pavillonnaires) nous semblent aussi importantes dans le choix d'un logement surtout par rapport aux types de population attendue ou souhaitée. Faut-il entrer dans une concurrence effrénée avec les communes voisines dans l'offre pavillonnaire. La mise en place de PLU ici et là (Aron, Moulay, …), sans réelle approche globale puisque précédant le SCOT, ne risque-t-elle de rendre caduc le vœu exprimé dans les enjeux de "trouver un équilibre dans la répartition du logement au sein de la Communauté de communes" ? Comment prendre en considération, par exemple, les zones pavillonnaires de Moulay s'étendant jusqu'aux portes de la zone commerciale de Mayenne ?

L'offre de transport proposée dans la cité joue et jouera ainsi un rôle déterminant et probablement de plus en plus important avec le besoin voulu ou subi de mobilité croissante, aujourd'hui à l'intérieur comme à l'extérieur de la communauté de communes. Dans la mesure ou l'absence de transport collectif oblige la plupart des mayennais à avoir une, deux, voire trois voitures, l'intérêt d'habiter dans l'agglomération de Mayenne n'apparaît-il pas bien mince au regard des prix terrains dans les communes environnantes ?



TRANSPORT ET MOBILITE :

Mayenne ville centre ? Mayenne périphérie de Laval ? Une chose est sûre, c'est que depuis longtemps les habitants se sont affranchis de ces frontières géographiques ou administratives. La mobilité est devenue aujourd'hui un enjeu important (le plus ?) pour l'attractivité d'un territoire.

Cela est d'autant plus évident dans le nord Mayenne et à Mayenne même, où le déficit en offre de transport est important. Comment attirer, dans ces conditions, de nouveaux habitants, des jeunes ? Un rapport du CES (la régionalisation ferroviaire 2001) nous apprend, par exemple, que 56 % des utilisateurs de TER ont moins de 26 ans. Comment éviter que des personnes en âge de la retraite aillent, par souci de sécurité et de confort, s'installer près de grands centres ?

L'offre de transport, nous apparaît ainsi aussi déterminante que celle de l'habitat : cela ne semble pas être le parti pris du diagnostic si l'on en juge par l'importance des développements consacrés à ces deux thèmes. Les choix effectués ont aussi une dimension environnementale et écologique de premier ordre :
 
- Faut-il tout miser sur la voiture aussi bien pour les liaisons à l'intérieur du territoire que pour celles avec l'extérieur et conforter une offre quasi monolithique;
- Faut-il développer des offres alternatives et complémentaires à la voiture :
1/ Dans Mayenne : report du stationnement en périphérie, développer les réseaux piétons et vélos (comment s'affranchir de la topologie du centre ville [pente de 6 à 8%]?), … La problématique des pentes et de la stabilité des sols est complètement occultée alors qu’elle a été relevée dans le diagnostic.
2/ transports en commun routier dans Mayenne et sa périphérie : doit-on considérer l'offre actuelle comme satisfaisante, ce que le silence du document "enjeux issus du diagnostic" pourrait laisser entendre contrairement au diagnostic p. 39 qui précise : "la ville de Mayenne doit développer son offre de transport en commun, notamment à l'échelle de la communauté de communes, pour satisfaire les besoins des populations à mobilité réduite et trouver une alternative à la voiture particulière".
N'est-ce pas une solution à l'engorgement du centre ville et au besoin de redonner de l'attractivité à Mayenne par rapport aux communes périphériques ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, les collégiens et lycéens habitant dans les communes périphériques ont moins de difficultés de mobilité que ceux habitant Mayenne. Ils bénéficient en effet des transports collectifs scolaires contrairement aux mayennais. A titre d'exemple, le lundi 3 janvier 2005, le collège J. Ferry avait décidé de banaliser sa journée. Contrairement aux autres lundi, la circulation était, entre 7h40 et 8h parfaitement fluide aux carrefours Mallécot et à celui de l'avenue Gutenberg. Dans le même temps les abords du collège Sévigné et du Lycée Lavoisier, établissements qui n'avaient pas banalisé cette journée, connaissaient les encombrement d'un lundi normal. Ne serait-il pas utile de mener une enquête sur ces différents flux, devant les établissements scolaires, tout à fait facile à réaliser.

- Transports en commun hors du territoire : Mayenne ville centre ? Mayenne périphérie de Laval ? Peu importe ici, l'option retenue, les habitudes et les contraintes de la vie imposent pour l'attractivité de notre territoire de faciliter cette mobilité et d'avoir une politique volontariste à ce sujet.

Vouloir "conserver la possibilité de rétablir une liaison avec Laval par chemin de fer" nous semble, dans ce contexte un minimum. D'ailleurs OF du 6 et 7 mars 2004 titrait : "les candidats aux élections plébiscitent les transports collectifs".

Les questions à se poser dès maintenant sont alors :
- liaison rapide (90 - 120 Km / heure, style Niort Fontenay ou Châteaubriant-Nantes) qui mettrait, avec la réalisation de la virgule de Sablé, Nantes et Paris à moins de 2 H de Mayenne ?
- Transports de marchandises, position de la gare, emplacement actuel, plus au sud, plus au nord (plateforme logistique, dans une autre commune, …. ?

- Vocation de l'espace gare ?

Parking en périphérie du centre-ville ("La ville de Mayenne dispose d'un parking occasionnel d'environ 500 places au droit du parc des expositions" ), maillage complet en transports en commun routiers sur Mayenne et le Pays de Mayenne, connexion avec le réseau ferré régional et national, n'y a-t-il pas là la définition d'une véritable plateforme multimodale pouvant répondre aux enjeux de la mobilité ? Celle-ci nécessite de l'espace, un positionnement central au plus près des flux importants ? L'espace gare actuel, compte tenu des projets de salle de spectacle et culturelle n'a-t-il pas vocation à devenir ce carrefour de la mobilité ? Son aménagement doit donc être pensé globalement, dans le cadre du SCOT et du PLU où une réflexion approfondie sur les transports collectifs est indispensable. Il ne saurait être question de traiter cette question à la "sauvette" ou par défaut..

Le principal avantage du train par rapport à l'avion et même à l'automobile est l'accès rapide aux centres villes sans rupture de charge. Pour que cet avantage ne soit pas détruit par les temps d'approches trop contraignants, les gares doivent être correctement desservies aussi bien par les transports en commun que par les taxis et l'automobile. Dans un but d'intermodalité, il convient donc de disposer de bus, taxis et parkings, à proximité de la gare. Ces gares doivent être également parfaitement positionnées (près des lieux naturels de trafic).

C’est exactement la situation de la gare actuelle de MAYENNE.

Réseau Routier :

Comparons deux documents émis à 4 ans d'intervalle : les enjeux issus du diagnostic (2004) et un extrait d'un argumentaire de notre association en faveur d'un contournement complet par l'Ouest (2000).


Cliquer pour agrandir dans une nouvelle fenêtre.

 Contournement :
Ouest
Est
Retirer le plus de trafic de transit des agglomérations
X
Apporter un début d’amélioration plus rapidement
X
X
Réaliser un vrai contournement pour un coût moindre
X
Affirmer sans ambiguïté la N12 en véritable priorité
X

Notre conclusion était : ce manque d’anticipation aura des conséquences très importantes sur les plans financiers, de l’efficacité globale et de l’aménagement du territoire !

L'analyse de la carte extraite des enjeux issus du diagnostic (2004) ci-dessus conforte pleinement les arguments avancés dès 2000 par notre association. Le futur plan de circulation proposé ne vise, selon-nous à l'Ouest, qu'à pallier les défauts et les insuffisances du contournement Est.

Ces constats doivent amener tous les acteurs participants au SCOT et PLU à réfléchir globalement et de façon très prospective pour éviter à l'avenir de telles erreurs et doter Mayenne d'un plan de circulation pertinent. (voir dossier déviation) :

Doter Mayenne d'un plan de circulation pertinent :

- Faire l'économie d'un véritable diagnostic et bilan sur la situation actuelle de Mayenne serait très risqué. Combien, par exemple, de voitures traversent l'hyper - centre de Mayenne sans s'arrêter dans un commerce ?
-
Faut-il renforcer ou infléchir la spécialisation de certaines zones du territoire communal et donc favoriser les flux de population en permanence pour rejoindre le travail, les écoles, les commerces …:
Zones sud et ouest commerciales - construction de multiples zones pavillonnaires en périphérie - Concentration des services et structures administratives en Centre Ville ?
-
Pour les nouveaux lotissements faut-il seulement les raccorder aux voies routières existantes sans que celles-ci soient redimensionnées ou au contraire créer de véritables axes de dégagement pour anticiper sur l’impact en terme de flux de population de ces nouveaux apports ?


COMMERCE, CENTRE VILLE - PERIPHERIE :
IMPOSSIBLE EQUILIBRE OU COMPLEMENTARITE ?


Il nous semble important aussi dans ce domaine d'effectuer des choix et d'aller plus loin que le simple accompagnement. Qu'entend-on précisément à la fois par "centre ville" et par "reconquête du centre ville" ? Périphérie et centre complémentaires ou concurrents, … ? Répondre aux sollicitations, définir des principes de développement, être volontariste … ? En périphérie faut-il tout axer sur la zone sud ? S'agit-il, par exemple de se doter pour le centre comme pour les zones commerciales d'un véritable schéma directeur d'aménagement, voire de confier les études à des spécialistes ? Nous proposons quatre hypothèses de réflexion pour le centre, à titre d'exemples. D'autres sont bien sûr possibles :

Ø  un centre principalement typé commercial où l'on "favorise le commerce de centre ville" (comment ?) et où l'on conserve une offre diversifiée concurrente avec la périphérie et répartie (dispersée ?) sur les différentes rues ? Comment retrouver une cohérence d'ensemble ? Comment affirmer cette image en évitant les entrecoupements de commerces, établissements financiers et entreprises de services dont plusieurs sont orientées vers les professionnels, ce qui est peu favorables à un positionnement clair dans l'esprit du consommateur ? Comment s'affranchir de la topographie de certaines rues peu propices au développement du commerce ? La problématique des pentes et de la stabilité des sols est complètement occultée alors qu’elle a été relevée dans le diagnostic (page 45).

Ø  un centre de services, d'affaires : il nous semble que c'est l'évolution actuelle du centre qui se dessine : subie ou voulue ? C'est particulièrement patent pour la place des Halles, l'installation prochaine d'une nouvelle banque, place Clemenceau vient renforcer cette impression. La ville n'a-t-elle pas intérêt à enrayer cette tendance ? Ne faut-il pas penser les implantations des services publics, par exemple, en terme de flux et de déplacements : L’ANPE et les ASSEDIC sont éloignées et nécessitent de recourir à la voiture. De même, l'espace libéré par les établissements Jobard ne pouvait-il pas, par exemple, constituer un lieu "idéal" d'implantation d'un commerce alimentaire de proximité bénéficiant d'une surface importante, d'une très bonne lisibilité et de places de parking. Il pouvait aussi constituer la locomotive indispensable au dynamisme de tout centre commercial, y compris en centre-ville ? Le diagnostic ne fait pas référence, non plus, aux marchés et à leur impact sur le centre ?


Ø  un centre principalement d'agrément, tourné plutôt vers la détente, la convivialité, les loisirs [« Les loisirs ne sont pas de gros pourvoyeurs de loyers. [Mais] ces activités participent à l'image du centre, le différencient dans l'esprit de la clientèle. C'est une question d'équilibre à trouver avec les municipalités »] et le tourisme.
Les leviers possibles de cette politique pourraient être, par exemple :
o l'attractivité du château
o la Mayenne et ses quais, les places de Hercé et Cheverus : Ne vaut-il pas mieux considérer La Mayenne comme un atout plutôt qu'une coupure/rupture naturelle L’avantage des abords directs de la Mayenne est la faible pente par rapport au reste de la cité. Est-il judicieux dans cette perspective de prévoir, "dans ce site naturel inscrit", une nouvelle pénétrante ("débouché sur les quais"), qui en favorisant la voiture risque encore de d'accentuer l'engorgement du centre-ville tout en faisant perdre au quai son caractères paisible et tranquille, propice au tourisme. Par contre, en limitant la circulation sur les quais, en leur donnant un positionnement plus commerciale (restaurant, … par exemple) et à condition de pouvoir s'affranchir des contraintes topologiques, pourquoi ne pas envisager un parking périphérique à l'emplacement actuel de Noz ? Il y aurait peut-être la possibilité de construire à partir de ce point un circuit pédestre intéressant ?

Ø  répondre aux demandes formulées quelle que soit leur nature, en laissant "jouer" la libre concurrence et la loi de l'offre et de la demande ?

 

 

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