1-
Le renouveau des TER, en particulier en Pays de la Loire.
La
fréquentation des TER, mesurée en voyageurs/km,
a augmenté de 21.6% dans les régions expérimentatrices
( 28.9% en Pays de la Loire qui se placent 2ème derrière
la Région Centre avec 44.3% d'augmentation), 30% du matériel
a été renouvelé, ...
2-
Un budget multiplié par 6.5 en Pays de la Loire en 5 ans.
Depuis
le 22 février 2002, date à laquelle la Région
Pays de Loire devenait définitivement autorité organisatrice
des TER au terme de 5 années d’expérimentation
réussie, le budget de la région a été
multipliée par 6.5. En 1997, la région investissait
23 millions en francs dans les transports régionaux. Aujourd'hui,
la somme est la même mais en euros.
3-
Une forte demande de la part des jeunes.
Ne
disposant souvent pas de leur propre moyen de locomotion, les
jeunes ne peuvent se déplacer facilement et sont très
demandeurs de transports collectifs quel que soient l'endroit
ou ils habitent. Et le 2 roues se développe dans certaines
régions, faute d'offre de transports collectifs.
Les
jeunes sont demandeurs de transports collectifs pour leurs études
et leurs loisirs. Ils souhaitent que ces transports leur permettent
de circuler sans difficulté ( se rendre à un évènement
sportif ou culturel même en heure creuse, possibilité
d'emmener leurs vélos,...). Les apprentis ou stagiaires
aimeraient pouvoir bénéficier de services de transports
publics pour effectuer leurs déplacements domicile - CFA/lieu
de stage.
4-Dans
la région, des lignes ont été sauvées,
d'autres réouvertes et d'autres relancées.
Les
ligne Nantes - Châteaubriant et Niort - Fontenay-le-Comte
vont être réouvertes. Cette dernièere ligne
relie deux villes qui ont respectivement la même taille
que Laval et Mayenne.
La région Basse Normandie, premier investisseur par habitant
pour le transport ferroviaire, a relancé la ligne Paris
- Granville en achetant de nouveaux trains et en modernisant la
ligne. Résultat: le fréquentation a augmenté
de 7% sur cette ligne et un aller-retour supplémentaire
a été mis en place en décembre 2003. Ce succès
malgré la taille relativement modeste des agglomérations
desservies ( Argentan: 18.000 , Flers : 18 000 h, Granville: 15
000 h ) prouve que quand la volonté politique est là,
le rail a sa place, même en milieu rural. La ligne Caen
- Flers a été sauvée grâce au travail
du Réseau vert Basse-Normandie. Suite à un recours
de la FNAUT, le Conseil d'État a annulé un décret
de déclassement (vente par réseau Ferré de
France des voies ferrées) pour la section Segré
- Châteaubriant.
5-
les transports routiers, première source de polluants.

Ces chiffres tiennent compte des taux de remplissage effectifs
des différents modes.
6-
Le trafic de POIDS LOURDS pourrait doubler dans les 15 ans à
venir si rien n ’est fait d’ici là.

Mayenne aujourd'hui. Et dans 20 ans?
7-
Des coûts externes élevés pour la route

8- La route coûte
cher (quelques chiffres à méditer).
A l'État:
Les
accidents de la route coûtent 7 milliards d'euros par an.
Un kilomètre de 4 voies coûte 5 millions d'euros.
Rouvrir un kilomètre de voies ferrées coûte
0.5 millions d'€uros s'il faut changer le ballast, les rails
et les traverses ( soit le prix de 100 mètres de 4 voies),
0.15 millions d'euros sinon ( soit le prix de 35 mètres
de 4 voies !!). Le détournement autoroutier de Millau a
coûté 300 millions d'€uros, soit le coût
de réouverture de 600 kilomètres de voies ferrée
de type Mayenne - Laval (pose de nouveaux rails et nouvelles traverses,
réfection du ballast).
A
l'usager:
Une
voiture coûte en moyenne plus de 5.000 euros par an à
son propriétaire soit 3 mois de salaire moyen. De nombreuses
formules existent pour les usagers : abonnements travail, tarifs
étudiants, tarifs loisirs, tarifs découverte,...
9-
Vers un rééquilibrage rail-route.
Les
investisseurs économiques choisissent plutôt des
zones d’installation proches d’embranchements ferroviaires.
Ainsi à Montauban-de-Bretagne, près de 80.000 m2
d'entrepôts vont être construits prés de la
gare de la Brohinière pour constituer une véritable
plate-forme logistique. La tragédie du Mont-blanc a relancé
le débat sur le déséquilibre des modes de
transport des marchandises. Le ministre des transports de l'époque
avait alors annoncé son intention de multiplier par deux
en dix ans le transport de fret par voie ferrée.
A ce jour, la route assure près de 70 % du trafic de marchandises
(exprimé en tonnes/km). Mais le rail, beaucoup moins polluant
et moins dangereux, regagne des parts de marché, grâce
à la progression du " transport combiné "
dans le fret ferroviaire. Il est passé de 12,5 % à
26 %.
10-
Les transports en commun sont plus surs.
Il
y a chaque année en France environ 5000 morts sur les routes
et de nombreux accidents. Le 21 décembre 1993, un TGV Nord
déraille à 294 km/h en Picardie. Bilan: un seul
blessé léger.