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la mobilité de tous les Mayennais. |
HISTOIRE DU CHEMIN DE FER EN MAYENNE.
C'est sous le Second Empire que le chemin de fer arrive en Mayenne avec la majestueuse ligne Paris - Brest exploitée par la Compagnie des Chemins de Fer de l'Ouest, reprise par l'État le 1er janvier 1909. Le 14 août 1855, la section Le Mans - Laval est mise en service mais avec, dans un premier temps, une seule voie entre Évron et Laval à cause d'une pénurie de rail. A cette époque, deux omnibus font quotidiennement Le Mans - Laval en 3h35 et Laval - Le Mans en 4h10. Les deux Express quotidiens pour Paris ne prennent, quant à eux, que deux heures pour relier Laval au chef-lieu de la Sarthe. Deux ans plus tard, le 1er mai 1857, c'est au tour de la section Laval - Rennes d'être mise en service. Un viaduc long de 178 mètres pour une hauteur de 25 mètres est construit par l'ingénieur Eugène Caillaux pour enjamber la Mayenne (l'histoire a surtout retenu un autre dénommé Caillaux, Joseph qui instaura l'impôt sur le revenu en 1915). Notons qu'à l'époque, la gare se situait à un kilomètre de la ville.
En 1877, le chemin de fer conquiert le Sud Mayenne avec l'ouverture des sections Laval - Gennes-Longuefuye (la gare était situé entre les villages de Gennes et de Longuefuye) et Château-Gontier - Segré. Notons que dans le roman d'Hervé Bazin, Vipère au poing, le héros après avoir fugué chez son oncle à Paris rentre chez lui en empruntant le chemin de fer jusqu'à Château-Gontier où il prend une correspondance pour Craon. Dans le Nord Mayenne, les choses s'accélèrent avec l'ouverture de la ligne Alençon - Pré-en-Pail en 1880. C'est en surveillant le chantier de cette ligne que Fulgence Bienvenüe, le père du métro parisien, a perdu un bras. Pré-en-Pail se voie également relié à Domfront et Mayenne d'où part une ligne vers La Selle-en-Luitré - (Fougères). La dernière ligne d'interêt général de la Mayenne est ouverte dans le sud du département. Il s'agit de la section Chemazé - Craon qui relie Laval à Pouancé le 2 décembre 1888. Le réseau de chemin de fer d' intérêt général de la Mayennne est alors à son apogée et atteint un peu plus de 336 kilomètres. Il permet certes le déplacement des voyageurs mais permettait surtout le transport des marchandises qui assurait environ 60% des recettes en 1888( sur un total à l'époque de 4 280 000 F).
En 1969, la ligne Sablé - Château-Gontier - Segré - Châteaubriant est fermée au trafic voyageurs. L'année d'après, c'est au tour de la ligne (Laval) - La Chapelle-Anthenaise - Mayenne - Flers - Caen. Le 31 mai 1970, l'autorail immatriculé XBD 3923 quitte le quai B de la gare de Laval à 17h50 pour effectuer un dernier voyage vers Mayenne et Domfront. Dès le lendemain, toutes les gares de la ligne sont fermées, hormis celle de Mayenne où subsiste une billetterie SNCF et des services de car assurent la relève. Un trafic fret a subsisté quelques années encore à partir de l'étoile ferroviaire de Mayenne: à la fin des années 1978, La Vie du Rail, qui consacre un numéro à " l'ondoyante Mayenne ", note qu'un train de frêt omnibus part du lundi au vendredi de Laval vers Mayenne sur un axe limité à 50km/h et dessert même Javron les mardi et jeudi matin, Ambrières les mardi et jeudi après-midi et Érnée les lundi, mercredi et vendredi. Cela ne dura guère puisque en 1992, le trafic frêt est définitivement fermé dans le Nord-Mayenne (hormis sur la section Alençon - Pré-en-Pail). Seule la ligne Paris - Le Mans - Brest est encore aujourd'hui ouverte au trafic voyageurs. Relation majeure entre Paris et l'ouest du pays, elle a bénéficié de nombreux investisements. La gare de Laval bombardée le 15 juin 1944 a été reconstruite de mai 1955 à novembre 1956 et la section Le Mans - Laval - Rennes fût électrifiée en 1965. Puis les années 90 voient arriver le TGV qui met Laval à 1h30 de Paris, puis dans un second temps, qui permet de relier Laval aux principales agglomérations françaises - Lille, Lyon, Marseille - par des TGV directs. |
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