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Faciliter
la mobilité de tous les Mayennais. |
LE BUS DE MAYENNE.
"Pour
avoir une part modale des transports publics élevée, il
faut jouer sur l'offre : si il ya
Comprendre l'évolution des réseaux dans les villes moyennes
Nous proposons ici une comparaison des réseaux de ville moyenne de l’Ouest de la France. Ces villes ne sont pas nécessairement de la taille de Mayenne. L'important est d'observer les évolutions qui se dessinent dans la manière dont les réseaux sont conçus dans les villes moyennes. Différents critères ont été reportés dans le tableau ci-dessous.
Une première tendance observée est que les réseaux se spécialisent : lignes régulières dont une ligne ou deux à forte fréquence, lignes scolaires, lignes pour zones d’activité et transport à la demande.
Les réseaux avec uniquement des lignes régulières répondant à tous les besoins sont de plus en plus ares dans les villes moyennes.
Focus sur le réseau de bus Némus de la Communauté d'Agglomération du Pays de Flers Avec 28 voyages par an et par habitant, le réseau urbain de la Communauté d'Agglomération du Pays de Flers est un des plus fréquentés parmi les réseaux de moins de 30 000 habitants. Ceci n'est pas du au hasard mais à une parfait hiérarchisation du réseau qui consiste simplement à mettre de l'offre là où il y a du potentiel et du transport à la demande là où des bus réguliers circuleraient à vide.
Le réseau Némus actuellement géré par VTNI (Veolia Transport) suit la même structure hiérarchisée que le réseau d’Alençon avec :
Le débat sur la gratuité
Le bus à Mayenne est gratuit. Mayenne a quatre lignes mais elles ne sont desservies que par un seul bus : il n’y a donc pas de correspondances entre les lignes. Sur chaque ligne, deux allers-retours seulement sont ainsi assurés quotidiennement et les communes périphériques ne sont pas desservies. Ce bus ne fonctionne que l'après-midi du lundi au vendredi et, depuis récemment les lundi et samedi matin. Ainsi, alors que certaines municipalités se battent pour rendre leurs transports en commun plus attractifs, une demande de transports publics pourrait ne pas être assurée à Mayenne pour des raisons de coûts. N'est-on pas ici face aux limites de la gratuité des transports: le débat est lancé. La
gratuité des transports collectifs a permis d' augmenter singulièrement
la fréquentation dans les villes où elle a été
mise en place, à savoir Mayenne, Vitré et Châteauroux
essentiellement: à Mayenne, la fréquentation a triplé,
passant de 850 usagers par mois à 2 400 - 2 800. Les inconvénients de la gratuité Être contre la gratuité des transports ne signifie en aucune façon vouloir que ces derniers soient rentables (il n'y a ps de péage sur chaque route et donc les routes les moins fréquentées sont en quelque sorte subventionnées par les collectivités) mais tout simplement vouloir en réduire leur déficit pour pouvoir investir dans le réseau. Le prix du ticket doit être bas, des tarifs spéciaux doivent être crées pour les étudiants, personnes âgées, les demandeurs d'emploi, ... et des coupons mensuels ou annuels doivent permettre à l'utilisateur régulier de voyager à bon marché. La gratuité des transports prive les autorités organisatrices de ressources pouvant être mises au service du développement du réseau et peut donc nuire à son attractivité. En effet, même si les recettes perçues par le paiement des titres de transport ne couvrent qu'une partie des dépenses, ces recettes ne sont pas négligeables et permettent de renforcer la qualité des réseaux, que ce soit en terme de desserte ou de matériel. On resitue ainsi le débat: il ne s'agit pas d'être pour ou contre la gratuité mais de choisir entre un réseau payant mais développé ou un réseau gratuit mais de moindre importance.
En outre, l'augmentation de fréquentation observée dans les réseaux passés à la gratuité est à relativiser car ces réseaux partaient de très bas. Il est plus facile de gagner 50% de fréquentation quand les bus sont vides que d'augmenter de 10% la fréquentation d'un réseau où les bus sont plébiscités. Par exemple, si l'on regarde l'évolution de la fréquentation à Mayenne, passer de 800 voyageurs par mois à 2400 - 2800 environ représente certes une fréquentation multipliée par 3 environ mais il faut relativiser ces chiffres : 2400 - 2800 passagers pour environ 22 jours de circulation par mois, cela fait un peu moins de 120 passagers/jour. Cette performance n'est pas exceptionnelle et est largement dépassée dans des villes de taille identiques. De plus, la fréquentation de Vitré ( réseau gratuit) est égale à celle de Landerneau ( réseau payant). De plus, la gratuité renforce l'image de "transport du pauvre" véhiculée par les transports urbains, surtout quand il s'agit de bus.Enfin, le fait de payer son ticket permet de responsabiliser l'utilisateur et peut l'inciter à respecter les transports en commun qu' il finance en partie. Le paiement rend également plus légitime ses réclamations, voire ses revendications, et évite à l'usager qui se plaindrait d'un désagrément de s'entendre dire qu'il n'a pas à se plaindre car il ne paie rien. Notre proposition pour Mayenne Un réseau hiérachisé avec une ligne principale cadencée et à forte fréquence On observe que de plus en plus de réseaux
mettent en place une ou deux lignes à « forte fréquence » (pour une ville moyenne). A Flers par
exemple, la ligne 1 offre un bus toutes les 20 minutes, la ligne 2 offre un bus toutes les 30 minutes et la ligne 3 ne fonctionne qu'en heure de pointe. Il est inutile de vouloir faire passer des bus. Il est beaucoup plus efficace de mettre en place un réseau hiérarchisé avec : En outre, cette ligne principale doit être cadencée. C'est-à-dire qu'elle effectue toujours le même parcours et passe à intervalle régulier (ex: 7h12, 7h42, 8h12, 8h42, 9h12, 9h42 et ainsi de suite pour un cadencement à la demi-heure).
Des itinéraires directs La mise en place d’itinéraires directs a de nombreux avantages : Mise à jour : octobre 2010
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