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Ligne
Caen - Flers.
août 2005 : L'étude sur le potentiel de trafic sur la ligne SNCF Caen / Flers menée par les cabinets SYSTRAL et ALTERMODAL pour le compte du Conseil régional de Basse - Normandie vient de se terminer. Lancée à l'issue du débat public sur la mise en 2x2 voies de l'axe routier Caen / Flers, cette étude conclue à un trafic potentiel de 550 voyageurs/jours. Ce qui satisfait Marc Le Rochais, président du Réseau Vert de Basse Normandie qui estime que ce chiffre est "correct comparé à d'autres lignes TER en Basse - Norlmandie et ailleurs." Cependant le Réseau Vert conteste certains points de l'étude. En effet, cette dernière ne compare pas le coût de la réouverture de la voie ferrée à la mise en 2x2 voies de l'axe routier Caen / Flers mais se contente de comparer les différentes solutions possibles pour la réutilisation de la voie ferrée : TER, train tourisitque ou voie verte. Par ailleurs, l'étude ne comprend pas de volet prospectif : " à deux Euros le litre de gazole à 2 euros (probablement atteint avant l'achèvement de la 2x2 voies), le potentiel de la ligne ne dépasserait-il pas largement 700 voyageurs/jour" s'interroge ainsi le Réseau Vert. Enfin, l'approche intermodale est absente de l'étude.
mars 2005 : Les choses avaient plutôt mal commencé lorsque Réseau ferré
de France prononçait la fermeture administrative de la ligne Caen – Flers
le 19 mars 2003. Mais les partisans de la réouverture de cette ligne n’ont
pas baissé les bras pour autant et ont mené plusieurs actions. Ils ont
d’abord pris part au débat public concernant la mise en 2x2 voies de l’axe
routier Caen – Flers en mettant sur le devant de la scène le dossier du
train, pourtant initialement éludé du débat. Puis, en décembre 2003, ils
ont tenté de faire organiser un référendum d’initiative locale à Thury-Harcourt,
portant sur l’aménagement du secteur de la gare dans la perspective d’une
reprise du trafic ferroviaire sur la ligne Caen - Thury-Harcourt - Flers.
Pour cela, il fallait recueillir la signature de 1/5 des électeurs qu’ils
ont obtenu mais leur demande a été rejetée car certaines signatures émanant
de personnes non inscrites sur les listes électorales etaient non valides,
faisant passer le nombre de signataires sous la barre des 1/5 des électeurs.
Mais cet echec tout relatif et le nombre de signatures obtnues montraient
l'adhésion de la population à un projet de réouverture de
la voie ferrée. Puis lors des élections régionales,
le Réseau vert de Basse-Normandie a interpelé les candidats
sur le nécessaire développement du transport ferroviaire
en Basse-Normandie en proposant entre autres, la réouverture des
lignes Caen - Flers et Briouze - Bagnoles-de-l'Orne qui permettrait de
relier la station thermale à Paris par le rail. Depuis les choses
se sont accélérées. Déboutées une première fois devant le tribunal administratif
de Caen auquel elles demandaient d’annuler le décret de fermeture de la
ligne Caen - Flers, diverses associations, dont le Réseau Vert, viennent
d’obtenir gain de cause devant la cour d’appel de Nantes qui a annulé
ce décret. Et aujourd’hui, le Conseil régional a décidé de lancer une
étude sur les potentiels de déplacement entre Caen et Flers qui devrait
mener à terme à la réouverture de la ligne.
Ligne
Sablé-sur-Sarthe – Château-Gontier – Segré – Châteaubriant. La réouverture de la ligne Sablé-sur-Sarthe - Château-Gontier - Segré - Châteaubriant présente un interêt à la fois pour la désserte de ces villes par des TER mais également comme axe de déviation vers le port de Saint - Nazaire d'une partie du frêt passant par l'axe Angers - Nantes saturé dont le triplement de la voie à grands frais ne se ferait pas sans difficulté dans une région fortement urbanisée et dont la vallée de la Loire figure au patrimoine de l'Unesco. Cette ligne comporte 3 sections différentes: 1°/ la section Sablé-sur-Sarhe - Château-Gontier utilisée encore aujourd'hui pour un trafic frêt, 2°/ la section Château-Gontier - Segré aujourd'hui menacée par l'utilisation de son viaduc par le projet de déviation de la sous-préfecture du sud Mayenne et 3°/ la section Segré - Saint-Nazaire dont le décret de déclassement a été annulé par une décision du Cobseil d'Etat en décmbe 2003.
Ligne
Caen –Rennes. Longtemps menacée par la SNCF qui voulait tout simplement fermer
le tronçon central, cette ligne a été sauvée grâce au travail de l’ADPCR (Association pour le développement
et la promotion de la ligne Caen – Rennes) qui a su réunir et convaincre
les élus de l’intérêt de cette ligne, aussi bien sur le plan économique
que pour l’aménagement du territoire. Aujourd’hui, la ligne bénéficie
de travaux : électrification et amélioration de la section Lison
– Saint-Lô en 2005 qui permettront la mise en place de liaisons directes
Paris – Saint-Lô, réfection de la gare de Saint-Lô en 2003, amélioration
de la voie pour relever la vitesse à 110km/h entre Saint-Lô et Coutances,…
Même si il est vrai que la création d’un rebroussement à Granville ne
permettra pas de diminuer le temps de parcours sur les trajets de bout
en bout, à savoir de Caen à Rennes, ces travaux revitalisent la ligne
et permettront la mise en place de liaisons cadencées Saint-Lô – Caen
– Lisieux. De plus, la Région Bretagne a investi pour moderbiser
la tronçon Rennes - Dol (électrification et relévement
de la vitesse à 140 km/h dans un premier temps et à 160km/h
ultérieurement) pour permettre l'arrivée des TGV Saint-Malo.
Enfin, à partir de cette ligne, sera créée une nouvelle ligne vers le
Mont Saint Michel (en bleu sur le schéma) et permettra de créer es liaisons
directes Paris – Le Mont Saint Michel.
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