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Fret ferroviaire : inquiétudes à Pré-en-Pail

 

C’est sur l’antenne de France Bleu Mayenne le jour de la journée nationale du transport public que Hubert Vis, directeur général de la société MASDAC à Pré-en-Pail, a fait part de son inquiétude quant à l’avenir de la section de chemin de fer Pré-en-Pail – Alençon dont la rénovation avoisinerait les 5 millions d’euro et que sa société utilise régulièrement.

MASDAC envoie des trains entiers de fret 22 fois par an de Pré-en-Pail vers Dunkerque et l’Allemagne. Cependant, par faute d’entretien, la ligne est plus ou moins menacée de fermeture.

Pour le directeur général de MASDAC qui avoue que le dossier n’avance pas beaucoup malgré des réunions entre chargeurs et représentants de l’Etat, renoncer au rail ne serait pas « un cadeau à la collectivité et à la population » et représenterait de « 800 à 1000 camions par an »


Journal de France Bleu Mayenne 19/09/07

Présentateur :

Fret par le chemin de fer et développement durable. C’est la problématique que soulève Hubert Vis, le directeur général de la société MASDAC à Pré-en-Pail, société qui fait partie du groupe allemand Cali. Hubert Vis ne comprend pas pourquoi en France, on ne privilégie pas plus le fret par rail.

Reportage :

A Pré-en-Pail, son usine bénéficie d’un raccordement au chemin de fer qui lui permet de transporter et de recevoir de la potasse par exemple par wagon entier. 22 dans l’année soit l’équivalent de 800 à 1000 camions qui du coup n’encombrent pas la Nationale 12 qui traverse Pré-en-Pail, déjà bien plombée par le gros cubes. Sauf que la voie de chemin de fer n’est pas suffisamment entretenue entre Pré-en-Pail et Alençon selon Hubert Vis, malgré des réunions en préfecture et des pourparlers avec Réseau Ferré de France. Pour Hubert Vis, le directeur général de MASDAC, tout cela ne procède pas selon lui du développement durable :

« Ces discussions maintenant ont 3 ans d’âge. Il y a eu 2 réunions importantes avec les industriels concernés , les services de l’Etat donc rien a avancé. La voie continue de se dégrader et un jour il y aura interdiction de circuler pour des raisons de sécurité. Si notre usine doit mettre, pour cette raison de fermeture de toute possibilité ferroviaire, près de 1000 camions par an entre l’Allemagne et Pré-en-Pail ou entre Dunkerque et Pré-en-Pail, je ne pense pas du tout que ce soit un cadeau à la collectivité et à la population. J’ai eu des contacts avec la SNCF. Quand on rénove complètement une voie, ça coûte cher. On parle de 5 millions d’euros. Il y a mettons un train ou deux par mois. Donc c’est des sillons limités. Si il y a un offre voyageurs qui complète comme un TER, cela peut avoir un intérêt. On a un mode de transport qui préserve beaucoup plus l’environnement et qui pollue beaucoup moins »

Et dans un interview donnée au journal Les Echos, Dominique Bussereau, le Ministre des Transports, déclarait qu’il n’y avait aucune raison en France pour que le fret ferroviaire ne se redresse pas.

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