Communiqué de presse :
Enclavement de la Mayenne : routier ou ferroviaire ?
Jacques
Auxiette a justifié lors de sa visite en Mayenne la participation
de la Région au financement des routes en ces termes : «
il y a effectivement ce handicap des liaisons routières
» … « parce que en ce qui concerne le
ferroviaire le TGV permet de désenclaver de façon
positive La Mayenne ». Si l’on poursuit cette comparaison,
on dira que le département dispose de l’autoroute A81
Paris-Rennes exactement parallèle à cette ligne TGV.
Sur ce plan là, il y donc parfaite égalité.
Par contre l’équilibre est complètement rompu
sur les liaisons avec Angers et surtout Nantes. Les liaisons ferroviaires
directes entre La Mayenne et ces deux agglomérations sont
complètement absentes. Les temps d’accès pour
les usagers mayennais sont donc considérables.
Certes
les routes peuvent être améliorées, sécurisées,
et certaines agglomérations contournées. Cependant,
quels que soient les efforts faits, Mayenne restera toujours à
2 H par la route de Nantes ! Le gain marginal pour l’automobiliste
de quelques minutes apparaît donc bien dérisoire au
regard des centaines de millions d’€uros qu’il
faudrait investir pour réaliser une 4 voies complète
entre Mayenne - Laval - Angers et ... Nantes ?
Ces
sommes dépensées dans les routes sont donc autant
d’investissements en moins pour les transports collectifs.
Or, rappelons que la Région est la seule compétente
en matière de transports ferroviaires. Elle a ainsi donné
un coup d’accélérateur au développement
du rail dans les autres départements avec les réouvertures
de Châteaubriant-Nantes, Fontenay-Niort, … Pour la Mayenne,
ces déclarations récentes font craindre un certain
renoncement, à sa mission première, en matière
de transport, dans notre département. Rappelons, par exemple,
que Mayenne est la seule sous-préfecture des Pays de Loire
avec Mamers non desservie par les TER (train ou autocar).
«
Le président Arthuis a raison de dire que la
Mayenne n'est pas tellement concernée par les TER... »
avait déjà déclaré M. Auxiette (19-20
de France 3 le 24 mars). Sous prétexte que ce territoire
est trop excentré, déjà mal doté, trop
éloigné, … la Région va-t-elle se satisfaire
de cette fracture territoriale et renoncer à la diminuer.
Pourquoi notre territoire se trouverait-il ainsi exclu de la dynamique
régionale en matière de transport collectif ? Dans
un contexte de développement durable, c’est faire peser
une hypothèque lourde sur son développement futur
que de tout miser sur la route.
Pourtant
M. Auxiette a, dans ses engagements électoraux, la virgule
de Sablé, (Laval – Nantes en 1 h 30 par le TGV) dont
le coût apparaît assez dérisoire au regard du
service attendu, une étude de réouverture de La ligne
Mayenne – Laval, permettant un réel désenclavement
du Nord – Mayenne notamment pour les 25 % d’habitants
qui n’ont pas accès à la voiture : jeunes, personnes
âgées, personnes à mobilité réduite.
“
les villes de la Région de plus en plus proches, les temps
de parcours fondent … des temps de parcours attractifs permettent
à chacun de travailler loin de son domicile” ! Faisons
le vœu que ces déclarations qui figurent régulièrement
dans la revue du Conseil Régional à propos des TER,
puissent aussi concerner, un jour, les Mayennais ? Pour cela, le
Conseil Régional doit choisir une autre voie que celle du
tout-routier pour la Mayenne.
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Déclaration complète de M. Auxiette sur
France bleue le 23 mai 2006 :
Un gros dossier qui n’est pas, pour l’instant, intégré
dans le contrat de projet, c’est toute la démarche
concernant le désenclavement routier de La Mayenne. Parce
que pour ce qui concerne le ferroviaire la ligne GV, le TGV, ça
permet, quand même, de désenclaver de façon
positive la Mayenne en matière ferroviaire. Mais il y a effectivement
ce handicap des liaisons routières. Donc, j’ai confirmé
au Président du Conseil Général et à
mes interlocuteurs que la Région souhaitait accompagner le
département, l’état et les territoires pour
faire en sorte que le désenclavement de La Mayenne soit pris
en compte dans la période qui vient.
L’état pour l’instant ne prend pas en compte
les routes dans son prochain contrat. Mais dès cette année,
nous avons décidé d’apporter un financement
supplémentaire aux routes départementales et de prévoir,
avec l’état, une participation de la Région,
éventuellement sur la N.162, qui relie Mayenne en passant
par Laval jusqu’à Angers. Ca paraît une priorité,
à la fois, de l’ensemble des acteurs et que la Région
accompagnera.
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