Caen - Flers : nouvelle victoire du Réseau Vert.
C'est
une nouvelle victoire juridique dans le combat que mène le
Réseau Vert de Basse - Normandie contre le démantèlement
de la ligne SNCF Caen - Flers : à l'heure où le Conseil
général de l'Orne a décidé de consacrer
18 millions d'euros pour aménager quelques 5,4 kilomètres
de la route départementale 962 (RD962) entre Caen et Flers
(voir Ouest-France du 14/03/06), le Conseil d’Etat vient d’annuler,
dans son arrêt du 18 janvier 2006, le décret de retranchement
de la section Caen-Cerisi Belle Etoile pris par Dominique Bussereau,
alors Secrétaire d’Etat aux Transports. Motif de cette
décision : absence de consultation de l’assemblée
délibérante du Conseil régional de Basse-Normandie,
du Conseil général du Calvados et de la commune de
Feuguerolles-Bully. Par ailleurs, le Tribunal administratif de Caen
a annulé le 21 février 2006 le déclassement
de la section Caen-Saint Rémy pour absence de délégation
de signature à la Directrice du patrimoine de RFF pour les
opérations de vente excédant 200 000 euros.
Rappelons
que le démantèlement d'une voie ferrée se fait
en plusieurs étapes : l’arrêt du trafic décidé
par la SNCF, la fermeture administrative décidée par
RFF, qui interdit la circulation des trains, le retranchement du
réseau ferré national pris par décret ministériel
et enfin le déclassement du domaine public ferroviaire, décision
prise par RFF, qui autorise la vente des emprises. Le Réseau
vert de Basse-Normandie et la FNAUT avaient attaqué avec
succès chaque décision.
Néanmoins
alors que l'étude menée par le cabinet ALTERMODAL
avait conclu à un potentiel de 550 voyageurs par jour et
que le contexte actuel de crise énergétique ne fait
que s'amplifier, aucune décision politique n'a véritablementété
prise afin de redonner un avenir à cette ligne.
Pour
lire le communiqué de presse du Réseau vert de BAsse-Normandie,
cliquer ici.
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