TGV
Ouest: l'avis du Conseil régional ignore la virgule de Sablé,
celui de Conseil économique et social régional la
plébiscite .
Le
Conseil régional des Pays de la Loire a rendu son avis concernant
le TGV Ouest lors du débat d'orientations budgétaires
qui s'est tenu le 11 février dernier. Cet avis fût
unanime comme l’avait désiré Jean-Claude Antonini,
président de la commission Transports au Conseil régional
et par ailleurs maire d’Angers.
Faisant
suite aux craintes exprimées par la municipalité du
Mans, l'avis a beaucoup insisté sur la nécessité
de maintenir la desserte actuelle TGV et le statut de gare TGV pour
Laval et Le Mans. Pour cela, le Conseil régional a demandé
la signature d'une convention avec l'Etat et la SNCF. Nous comprenons
tout à fait ces craintes vis-à-vis du maintien de
la desserte TGV actuelle pour Laval et Le Mans mais il ne faut tout
de même pas les exagérer : étant donné
la taille de ces deux villes (en terme de population, Le Mans est
la troisième ville sur le parcours Paris – Brest) par
rapport aux autres situées sur la ligne à grande vitesse
(LGV) Bretagne-Pays de la Loire, il semble peu probable que leur
desserte s'amenuise au cours des prochaines années.
En
revanche l'amélioration des relations entre Rennes et Laval
d'une part et Angers d'autre part a tout simplement été
éludée de l'avis rendu par le Conseil régional:
ce dernier ne prend pas en compte le projet de virgule de Sablé
(voir notre dossier "un
train Laval- Angers pour 2013"). Pourtant, le Conseil
régional affirme que "la réalisation de cette
portion améliorerait nettement les liaisons interrégionales
ainsi que la rentabilité économique et sociale de
la LGV" et certains conseillers avaient montré
leur attachement à ce projet tel Loïc Bedouet lors de
l'assemblée générale de la FNAUT qui affirmait
que ce "projet va aussi de l'interêt de l'aménagement
national".
Pour
leur part, les Conseils économiques et sociaux régionaux
(CESR) des Pays de la Loire et de Bretagne ont demandé que
la virgule de Sablé soit "absolument étudiée
lors de l'enquête publique, afin qu'elle puisse être
réalisée simultanément aux travaux de la liaison
Le Mans – Sablé/Sarthe." Ils rapellent dans
un avis commun que "l'impact et le coût de cette
portion, représentant seulement 2 km supplémentaires
à l'intérieur du fuseau d'étude déjà
décidé, sont sans commune mesure avec les services
qu'elle rendrait. " Cet avis rapelle même qu'au
delà de Laval - Nantes et Rennes - Angers, la LGV pourrait
être utilisée "en direction de plusieurs villes
du Sud Ouest (via St Pierre des Corps), donc sans obligatoirement
passer par Paris" et que ce projet "améliorerait
nettement les liaisons interrégionales, ainsi que la rentabilité
économique et sociale de la LGV." Les deux CESR
vont encore plus loin et n'hésitent pas à affrimer
qu'il "serait très regrettable, même irresponsable
de ne pas profiter de cette opportunité de développer
les liaisons inter cités, en délaissant une proposition
dont le coût est marginal par rapport au coût de l'ensemble
de la réalisation".
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