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Déviation: précision de l'association Tracés
Article de Ouest-France du 11 juillet 2008:
Ouverture du 1er tronçon de la déviation

 

L'association Tracés réagit à l'article paru mercredi dans OuestFrance, concernant l'ouverture de la première tranche de la déviation. « L'article laisse entendre que nous sommes responsables des retards successifs de la déviation, ce qui est faux », insiste Christian Roger, ancien président et toujours membre de l'association. II ajoute que « la déviation selon le tracé que nous préconisions, en débouchant directement après Moulay, serait déjà terminée et n'aurait pas coûté plus cher que cette première tranche. »

Christian Roger rappelle que « la Ville a insisté pour maintenir cet itinéraire, qui va générer des bouchons au giratoire de la Motte, passer sur plusieurs vestigesarchéologiques donc nécessiter des fouilles, modifier la configuration de l'échangeur pour préserver la voie ferrée, dans la perspective de la réouverture de la ligne Mayenne-Laval, et engendrer la construction d'un viaduc sur l'Aron. Autant de démarches qui coûteront cher et prendront des années. »

Histoire ancienne et plus récente de la déviation : fouilles :

Tout le monde s’est réjoui et à saluer, à juste titre, la semaine dernière la richesse archéologique du château. C’est le résultat de fouilles longues, qui ont provoqué parfois certaines impatiences, mais dont le résultat est à la hauteur des attentes. Aussi nous avons mal compris, l’agitation médiatique récente sur la remise en cause de la pertinence du périmètre des fouilles de la déviation, d’autant plus que « le diagnostic archéologique préalable à la construction de cette déviation a permis de découvrir un site exceptionnellement riche et d’un grand intérêt scientifique … Peut-être s’agit-il d’une des plus importantes découvertes archéologiques de ces 50 dernières années en Europe»[1]

Cela ne doit pas être une très grande surprise, pour ceux qui ont participé au choix de ce tracé, puisque dès 2000, apparaissaient dans le dossier d’EUP sur le tracé retenu 6 sites archéologiques[2] avec La proximité de l’oppidum de Moulay (éperon barré de l’âge du Fer), le chemin romain allant vers Jublains[3]… Cette contrainte était donc pointée, comme l’étaient d’ailleurs les difficultés que l’on semble découvrir aujourd’hui, avec les bouchons attendus au giratoire de La Motte. Un autre point, prévisible lui aussi, va être à traiter rapidement, celui de la préservation de la voie. Sans être devin, nous pouvons dire que pour préserver la voie, des surcoûts conséquents sont à attendre, d’autant plus que cela n’a pas été anticipé sur la 1ére tranche, en préservant par exemple le talus ferroviaire, comme le demandait les associations.

Une proposition : Plutôt que jouer à se renvoyer la patate chaude de la déviation, nous proposons que les décideurs et financeurs potentiels assument les choix passés et travaillent ensemble à un amaigrissement global du projet en ces temps ou l’on prône un développement plus durable. Des économies substantielles sont possibles en réalisant, par exemple, ce tronçon en 2 voies eu lieu de 4 pour réduire les coûts notamment ceux du viaduc qui ont été de toute évidence sous estimé (65 MF en 1995, plus que 35 MF en 2000). De plus, un pont sur La Mayenne apparaît aujourd’hui d’actualité au sud.

Rappel : Aucune des contraintes énumérées ci-dessus (site archéologique, viaduc, bouchon à La Motte, échangeur sur la voie ferrée,… n’existait sur l’autre tracé plus à l’Est que l'association soutenait. Csq son choix aurait permis la déviation totale de Mayenne et Moulay dès cette année avec les crédits dégagés[4]. Les automobilistes aurait pu aller ainsi de Coulonges au Bas Mont sans traverser ni Mayenne, ni surtout Moulay. Plusieurs années auraient ainsi été gagnées.

[1] http://www.enroute.equipement.gouv.fr/pdf/en_route5.pdf : le diagnostic archéologique préalable à la construction de la déviation de la RN 162 au droit de Moulay et de Mayenne (11 km à 2x2 voies) a lui aussi permis de découvrir un site exceptionnellement riche. Toujours en cours, le diagnostic conduit sur une emprise d’une centaine de mètres a d’ores et déjà permis de déceler un oppidum gallo-romain de 135 hectares d’un grand intérêt scientifique. Peut-être s’agit-il d’une des plus importantes découvertes archéologiques de ces 50 dernières années en Europe. »

[2] contre seulement 2 sur l’autre tracé

[3] il aurait dû les alerter, en effet la capitale des Aulerques Diablinthes (nos « ancêtres les Gaulois ») ne se trouvant pas à Laval … En fait, archéologiquement il est démontré que Laval n'était pas habité avant le Moyen Age et que la concentration d'habitat autour de Mayenne était plutôt un indice; L'oppidum (gaulois) Jublains (gallo romain tardif) Mayenne ville moyen âge / AN MILLE il manquait une phase de peuplement celle d'après la conquête ROMAINE... Elle ne pouvait être très loin pour des raisons de continuité.

[4] Tous les crédits cad les 90 MF dégagés pour la 1ère tranche et les 3.4 M D’€ dégagés pour les fouilles n’auraient même probablement pas été consommés


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